Minergie : la norme suisse pour des bâtiments écoénergétiques et durables

Minergie

Publié le : 16 décembre 20234 mins de lecture

Cet article vous présente ses principes, ses variantes et quelques chiffres. Pour la Suisse, le souci de construire des bâtiments plus respectueux de l’environnement ne date pas d’hier. C’est pour répondre à cette attente que Minergie a vu le jour en 1998. Cet article vous présente ses principes, ses variantes et quelques chiffres.

Les principes de Minergie

Ce label de qualité concerne les bâtiments neufs et rénovés à usage d’habitation, de collectivité ou d’espace de travail. Ces derniers doivent comporter des matériaux avec une faible empreinte carbone et permettant un renouvellement systématique de l’air sans avoir besoin d’ouvrir une fenêtre. Les toits sont munis de panneaux photovoltaïques afin de produire de l’électricité de façon autonome. Il y a aussi une attention particulière accordée à l’acoustique. Ainsi équipées, ces constructions offrent une meilleure qualité de vie et une optimisation de la consommation d’énergie. Vous trouverez plus d’informations en cliquant ici. Cette certification est valable 3 ans et renouvelable deux années supplémentaires. Elle est reconnue par les professionnels du bâtiment et soutenue par le Ministère de l’Economie suisse et les cantons.

Les différentes variantes de ce label

Minergie se décline en trois catégories :

  • la norme standard qui certifie que le bâtiment a un bilan énergétique peu gourmand aussi bien dans sa construction que dans son fonctionnement
  • la norme « p » qui garantit des matériaux de haute efficacité. Autrement dit, l’enveloppe extérieure du bâtiment permet de lutter contre le réchauffement thermique et d’avoir de bonnes performances en matière d’isolation (idem pour le chauffage).
  • la norme « a » reprend les mêmes exigences que la précédente et propose en plus l’autonomie électrique. Il existe deux mentions complémentaires : éco et quartier. La mention éco souligne le respect des thématiques sanitaires et écologiques.

La mention Quartier correspond à l’application extérieure du label à l’échelle d’un quartier, de l’aménagement de l’espace à la circulation du public. Il prévoit même les installations de bornes pour les voitures électriques. Il ne faut pas oublier non plus la mention SQM construction. Celle-ci prouve que le cahier des charges spécifiques au label a été respecté par les maîtres d’œuvre et les architectes.

Le label suisse en quelques chiffres

Depuis sa création, le label a été utilisé sur 14 millions de mètres carrés et compte près de 1760 partenaires dans le secteur du bâtiment tels que POLYGONE Constructions Sàrl et Sanjo Management AG. En août 2009, les Suisses profitaient déjà de 13691 immeubles construits avec cette norme dont 2329 avec le complément éco. 1.300.000 utilisateurs logent ou travaillent dans des constructions bénéficiant du label suisse. Ce dernier a été promu marque mondiale et a valorisé le marché immobilier de 4 à 8 %. Enfin, on note que si ce type de bâtiment coûte plus cher à la construction, cela est amorti par les économies d’énergie

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